Cahen d’Anvers, Albert (1846-1903)

Compositeur et disciple de César Franck

Albert Cahen d’Anvers est issu d’une dynastie de banquiers. Ses frères, Édouard, Raphaël et Louis sont tous dans les affaires. Seul Albert, considéré par les siens comme un original, voire un marginal, souhaite embrasser une carrière musicale.

Élève très assidu de César Franck, l’un des pères de la musique française moderne, Albert Cahen s’affirme, envers et contre toute sa famille, compositeur.

La création de son opéra "Le Vénitien" dédié à Franck soulève la réflexion suivante de la part de son maître : "la soirée de Lundi a été une des meilleures de ma vie musicale [...] J’espérais que ce serait bon mais mon attente a été dépassée."

Lucien Paté, ami poète et juriste de César Franck et Albert Cahen, inspirera des mélodies à l’un comme à l’autre, notamment la poésie Lied, mise en musique et dédiée par César Franck "à mon ami Albert Cahen" ou encore la mélodie de Cahen Son âme, également mise en musique sur un poème de Lucien Paté.

La production musicale de Albert Cahen est importante. Elle comporte un poème mythologique, Endymion, des opéras de, Dianora, le Vénitien, des opéras comiques, Louisette... un drame lyrique La femme de Claude, des ballets Fleur des neiges, La belle au bois dormant, la musique de scène des Burgraves de Hugo, une Marche triomphale écrite pour l’exposition universelle de 1900, des pièces de musique de chambre...

L’influence de César Franck s’observe à travers un grand souci harmonique et une évidente volonté de structure dans les mélodies de Cahen. Son corpus de mélodies contient des cycles aussi bien que des mélodies séparées et l’on peut observer une grande diversité dans les ambiances et le traitement musical de celles-ci.

Ses références musicales et son profond attachement au monde musical qui l’entoure sont prégnants dans l’ensemble de son œuvre, notamment à travers les dédicaces nombreuses que l’on trouve sur ses mélodies.

Par ailleurs, dans son hôtel particulier, le petit hôtel de Villars, au 118 rue de Grenelle, où il réside, Albert Cahen donne des soirées de concert dans lesquelles se retrouve tout le gratin parisien de l’époque, source de bonnes rentrées financières pour les musiciens et de rencontres opportunes pour tout un chacun. C’est là que le peintre Pierre Auguste Renoir y réalisera d’ailleurs son célèbre portrait en 1881. (voir ci-contre)

Consulter le CD Albert Cahen d’Anvers - intégrale des mélodies

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