Matrouz (Simon Elbaz) CD

12.00 

Le Matrouz – en arabe, ce qui est brodé – est de tradition orale. Renouant instinctivement avec ce patrimoine culturel judéo-arabe rattaché au creuset hébraïque, musulman et chrétien de l’Andalousie pluriculturelle, Simon Elbaz s’est inspiré, dans un premier temps, de cet art basé principalement sur l’alternance de deux langues, l’arabe et l’hébreu.

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Description

Simon Elbaz – Le Matrouz Musical

À travers sa démarche, Simon Elbaz cherche à renouer avec l ‘esprit de plurilinguisme qui a régenté l’époque glorieuse d’al-Andalus. Cet esprit cultivait ainsi la tolérance de l’autre et cet aspect des choses ne se limite aucunement à une vision unilatérale de l’histoire, mais il doit être abordé dans une structure hors temps. Les poèmes chantés sur place appelés Muwashahat, alliant la souplesse métrique à la recherche d’une rime riche et variée, ne commençaient-ils pas à l’époque, par la langue arabe, pour s’achever sur un envol final en hébreu ou en roman, futur castillan ? Malgré la chute de Grenade en 1492, cet état de choses a prévalu.

Il existe dans la tradition judéo-marocaine des joutes poétiques dénommées matrouz, terme qui étymologiquement se ramène à la signification même de mûwashah. Ces joutes ont été entretenues dans les communautés à la fois musulmane et juive, où ici les rencontres conviviales ont pris l ‘aspect d’improvisations poétiques bilingues, arabe et hébreu. C’est le sens premier de matrouz.

Traditionnellement le matrouz a été déclamé. Apparaît dès lors le musicien. Simon Elbaz a voulu donner à cette joute poétique une dimension autre, la faisant passer du déclamé au chanté, alliant ces deux domaines. Cela ne se pratique-t-il pas de la sorte au Hadramawt (Sud Yémen), ou dans ce qu’on appelle le Dân, coexistent à la fois le poète qui improvise un distique et le musicien qui le met sur le champ en musique ? Par ailleurs on ne sait toujours pas si, à sa naissance, le mûwashah a été déclamé ou chanté : mais il est généralement chanté de nos jours. Aussi la démarche originale de Simon EIbaz prend en compte cette quantité du chanté qu’il faut insuffler désormais au poème du matrouz. Ici donc l’habillage musical permet la fusion du musicien et du comédien.

Ce qui caractérise profondément celle démarche dans la pratique du matrouz, c’est de reconstituer en l’enrichissant une tradition ancestrale judéo-arabe. En cela cet album constitue une première, une novation riche de promesses du point de vue de l’esthétique musicale et du dialogue des cultures.

1.Boujaad

2.Khamsa

3.Chams-Chemech

4.Kol Haï

5.Chir Hachirim

6.Mézouza

7.Le Mendiant aveugle

8.Allelluia pluriel

 

Informations complémentaires

Poids 0.2 kg
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